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 Coquelicot

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Kadhrei



Champion de Relifac-le-Haut
Champion de Relifac-le-Haut


Nature : Hardi
Exp : 117
Date de rencontre : 10/10/2015
Niveau : 905
Normal Psy
Pokédex : Nature sarcastique parce qu'il y est pas bordel.

Message() Sujet: Coquelicot Lun 5 Sep 2016 - 21:03

Ce truc n'est un Nuz. Au début ça l'était pas mais maintenant non plus. Du coup éditage pour rendre ce truc moins brouillon.

La Nuzlocke Challenge Spécial Rareté !

Règle : Ils sont déjà passé ce mois-ci lol.Meh.

- Celles de base, genre Ko, surnom.
- Et je capturai que le pokémon le plus rare de chaque zone.

Comment je sais lequel capturer ? http://www.serebii.net/pokearth/. C'est hyper pratique ce site bordel.

Autre petit info, j'ai l'habitude de faire mes nuz avec des starter exotique et je me suis dis : Mais quel est le pokémon le plus rare de toute la Map de Kalos ? Minidraco. Atteignable seulement à la fin du jeu et en plus il a un taux de 5% de chance de rencontre. Le petit plus IG et scénaristique, il est shiny ( enfin c'est une femelle mais wallah frère ), parce que j'aime bien.

Bien sur si il meurt, je le relâche pas ( Je suis maso seulement avec mon Marvinou kick me senpai <3 ), c'est juste que je ne m'en servirai plus jamais. Et se procurer un starter shiny pour qu'il meurt à mi-jeu, ça vous met en pls un lundi au soleil.

Quoi d'autre..... Pour ceux qui ont joué à XY, je vais essayer de la profondeur à ces rivaux un peu mouof, un peu miaouf mais surtout mouof.

Résumé : L'histoire se pose dans Pokémon X&Y. Lysandre, le grand méchant du jeu a eu une fille avec Malva, qui est retrouvé plus tard à la ligue Pokémon IG. Quelques années après sa naissance, Malva se désiste ne se sentant pas mère et va rejoindre la ligue. Lysandre lui, reste au chevet de la petite et élabore ses plans pour établir le monde comme il le voudrait.

Prologue.

- Ces personnes se laissent consumer, aveugle du poison qu'ils sont pour notre monde. Vivant leur existence égoïste, ils ne cessent de polluer l'avancée des grands de ce monde œuvrant pour son meilleur. Et chaque jour, leur nombre ne cessent d'augmenter, la rareté des âmes altruistes et bénéfiques à notre société se fait sentir. Tout au long de ma vie, j'ai aidé mon prochain, ravivé la flamme qui s'était éteinte pour voir que le temps rappelait les gens à leur vraie nature, fainéants et incapables d'accomplir quoique ce soit sans aide extérieure. Je refuse ce monde tel qu'il est. L'élite que nous sommes est gâchè par les efforts éprouvés pour maintenir le petit peuple hors de cette facilité de vie. J'étais crédule en pensant que ma passion passerait d'esprit en esprit, que le bien de notre monde était une valeur universelle. Ce n'est hélas pas le cas.
Alors j'attendrai en silence les prochains piliers de l'humanité. Pour ces prochaines années je m'isole, je suis las d'aider et à faute d'être un poison à mépriser les autres, je resterai terré jusqu'à acquérir la solution.

- Qu'elle t'apporte la force nécessaire à accomplir ce ce que tu désires, peu de personnes acquiesceront tes idées, tu en es conscient.

- J'ai ce qu'il faut pour me hisser au dessus de cette foule fade, son avis m'importe peu, elle n'a rien qui puisse m'arrêter. Pendant qu'elle vit loin de mes préocuppations, elle me permet d'élaborer mes plans. Et qu'en est-il d'elle ? Veux tu la prendre avec toi ?

- Si ton temps va se sacrifier à intensifier ta volonté, il en est autrement pour moi. La ligue m'attend. J'ai bien peur de ne pouvoir suffire à ses besoins. Je te l'avoue, je ne me sens pas mère. Tu as tout les droits sur cet enfant, je te le laisse. Droit de le faire à ton image si l'envie t'en est.  

- Il ne sera donc pas tiraillé par ta vision du monde.

- Tu peux même lui faire porter ton nom, je m'en moque. Avance. Ne te console pas dans cette phase pour grommeler passivement ta haine du monde, ne recommence pas. J'en ai assez entendu pour savoir à quel point tu le haïssais.

- Ce sera fait.

- C'est ici que je te laisse-

- Que nous nous laissons.

- Si tu veux. Prends soin de toi, meurs avant tes idées.

- Meurs avant tes idées.

Au fin fond d’un bourg égaré, l’esprit d’un homme se referme sur les racines même de sa haine. Il allait cueillir à l’ombre de la vie, des idées noires, autant qu’il en faudrait pour faire naître la pensée, le germe digne de sa nouvelle apogée. Un coquelicot corrompu depuis la graine, croissant à l’aube de son inhumanité.

Spoiler:
 


Chapitre 1 : Térré.

Les nuits ont compté les jours et se sont arrêtés à 2 ans.

Nuit et jour, leur intimité se compose de va et vient dans les pièces, du semblant de foyer qu’ils habitent. Des pas et des chuchotements, des sourires silencieux, un goût peut-être commun pour ces petits rien qu’ils font qu’ils se doivent de vivre de si peu. Et être heureux. Une enfance au pied du monde lui pose des doutes, conscient du serpent qu’il est, il doute sur son choix. Se mordre la queue idéaliserait son chaos, mais la perte d’un enfant ne lui permet pas de porter une telle croix.  

Mais ce n’est qu’une tête rousse et nulle besoin d’y penser maintenant. Les Passerouge ont chanté deux printemps depuis qu’elle est partie et de ses paroles, elle fait écho. La ligue c’est bien loin et de ce que l’on en voit, il pense que le sommet de son monde sera  plus beau. Térré, il n’a de concret qu’une fille sous le bras alors il lui dessine des Sapereau. Ça lui va. Un Sapereau pour ami et ça lui va.

Deux gouttes sur sa fourrure, une perle d’émotion pour la pointe de sa plume et de sa piqure.

Elle a comme monde deux voix et une maison, un jardin et ses questions. Et à tout ca, elle a des nuages qui fondent son imaginaire, elles inventent des mots et des créatures au milieu de son vert petit désert.  Allongé dans les herbes, elle contemple l’azur du ciel. Et comme sa personne ,qui tient dans la paume de son père, elle montre sa main au soleil. Puis-je rester dans l’ombre, voir l’univers et ces merveilles ?  Du plateau de l’élite, elle aimerait posait ses jambes sur un rebord et voir l’horizon. Tapoter ses pieds sur cette terre céleste et se demander si les cailloux qui tombent sont peut-être ses compagnons.

Les saisons l’enivrent et il lui laisse liberté. Elle s’en va courir et s’émécher. Des brindilles dans sa chevelure, de la fougue dans les pâtures et à toutes ces mésaventures, l’on entend son rire au loin dans cette nature. Aucun Pokémon ne la met de coté et de son apparence l’on pourrait la croire fille de Roussil et de Doudouvet, un amas de rousseur aussi mignon que facile à soulever. Flocons ou feuilles, ses mimines sont curieuses, amoureuses du nouveau et du rare, elle fait briller ses voisins sauvages par sa joie même quand l’heure se fait tard.

Et dans la lueur d’un lac étranger, elle trouve son compagnon draconique.
Elle lui voit des ailes atrophiés et il se prend d’affection pour cette fillette et son innocente panique.


Il n’est pas plus hardu que d’admirer la croissance d’un dragon et de sa taille on le devine encore nourrisson. Son père lui accorde son premier partenaire, il ne peut le lui refuser avec un tel regard car il s’en souvient et il le reconnait La vie ne fait pas les choses par hasard. Tout ca le remet dans ses plans, il a du temps derrière lui et bien plus en avant.  Bribes sont devenues hypothèses, calculs, possibilité, échéance, autant d’idées éparpillés qui cachent chacune une chance. D’un vent s’infiltrant dans la maison, deux feuilles étrangères se rencontrent, un bouquet de ratures pour une famille de rainures.

Un noir d’encre sur une transparence.
Binaire et cruelle. Primaire et universelle.

Figée sur ces signes et ces traits, elle est un point perdue dans ces vagues de symboles. Elle a six ans, pas de nom et qu’un parent, cela le désole. Faute de ne pas lui donner le monde parfait pour elle, il lui enseigne comment déchiffrer l’actuel. De A à Z. Du premier chiffre jusqu’au millième. Des pleurs d’inconfort face à l’apprentissage se taisent peu à peu dans la fierté de pouvoir donner à chaque pensée, son mot, son image.
Il se rappelle que les enfants se trompent et grandissent, qu’ils apprennent dans le rire et l’erreur, qu’ils garderont certains mots autant dans leur tête et dans leur cœur. Il lui apprend les émotions qui l’habitent chaque jour et a bien du mal à se miroiter dans son héritière . Elle veut l’infini et aller voir la mer.  

Spoiler:
 

Chapitre 2 : Vue des nuages.

4 ans sont passés.


Le berceau de son petit protégé le met en interrogation, les dragons ne naissent pas dans les rivières et encore moins avec cette coloration. Elle a refusé d’entendre la date de son évolution, elle veut la surprise de la métamorphose, y dévoue son nouveau savoir par  quelques proses. Peirciennes toujours à l’affut, il tente de la combler en la guidant à créer ici et là, des contes et des légendes. Autant qu’il lui raconte pour suffire à ses demandes. Et quand l’intérêt se perd, elle accroche sa plume à son oreille, enlace la brousse, teinté de taches et maculé de vermeille.



La foule refait surface. Ivre de nouveaux bruits, tenace contre son père. Elle échoue et lui tourne le dos.
Ce soir, aucun lampadaire, aucun mot. C’est à la forêt qu’elle se retourne, berceau de ces premiers années, son compagnon lui déniche pourtant une rivière inconnue. Et elle file, plus vite que le vent, que les lumières, il n’y a hélas pas que la rivière dont elle découvre la crue. Quelques grains d’or lui effleurent les joues, le son incessant des vagues est enfin existant dans son  esprit et de sa fugue, elle hérite d’un nouvel abri.


Les jours passent aussi difficilement que les silences. A elle toute seule, la maison vivait. Des Pokémon sur le palier, cette odeur de brousse qu’elle respirait et dire qu’aujourd’hui, le vent semble l’avoir désisté.


Autant que ses idées qui se gorgent et se tuent dans leur développement. Des papelards s’entassent dans son bureau, aucune brise pour les secouer. Pour le remuer. Constamment en train d’osciller entre l’avenir et son temps. Son temps comme sa position, solitaire dans une cabane égaré dans les sylves,  la poussière possédant son esprit et les murs de sa maison, vieille batîsse  de bois, refuge à oubliés. Si sa fille demeurerait à ses yeux une fleur innocente sur le goudron, il veut de son coquelicot qu’il détruise même sa propre habitation.


Mais elle est absente et surement loin, alors il se console avec ses mains.
Un balaye sec de ce ramassis d’échecs et peut être que son dessin filant la rapprochera un peu plus de ces fenêtres. Rien n’y fait, rien ne change. Il n’y aura jamais de zénith sans soleil et encore moins sans été. Jamais d’idée sans fond. Jamais de monde. Et personne à qui le donner.


Pelote de brousse, pelote de nerfs, peu importe son lieu, elle se laisse guider par son esprit.
Elle habite maintenant au creux de la plage, parenté par la falaise et le sable.

Lentement s’écoule alors le sablier qui sépare l’esprit de l’instinct.

Spoiler:
 


Chapitre 3 : Au terme.

Le sablier a compté 8 ans de grains déversés.


Les vagues ont emporté bien des choses. Sa rancœur partage le même sort que la houle des vagues, une écume lointaine et enfouie derrière ses propres pas qu’elle réemprunte. Ces anciens amis lui reviennent, heureuse de son retour, surpris de sa vie et aucunement rancunier de son départ.  Si le sable a adouci son cœur, il n’a pas rempli la croissance de son compagnon. Intemporel à tout, il s’est rehaussé sur l’épaule de sa maitresse, enlaçant parfois son cou en quête d’un peu de tendresse. Son tempérament s’est construit autour de l’érosion de son départ de chez elle, elle est endurcie et sage, dépourvue de rancune et de colère, elle a fait sa personne à l’image de son Pokémon.

Pas à pas, les souvenirs lui reviennent, la bâtisse qui était partiellement sienne, un père à la dérive, du mauvais bord du conflit.  Le discours est fait, anticipé, prêt à réciter pour renouer la corde, si elle ne lui a pas tendu la main avant. Alors elle répète, tout bas, inlassablement ce qu’elle a pensé pendant tout ce temps.

« Je me suis cherché. Puis je suis retombé sur toi, j’en ai voulu à mes mots, qu’ils se posent sur ce que je vois, ce que je fais. A pouvoir compter mes innombrables pas éphémère dans le sable blanc. De la rancœur pour l’essentiel, pour ce que tu m’as offert et pour ca j’offre une impossible guerre. Sans lutte, sans victoire.
Une perte dans les deux camps. Et toi ? Tu as survécu ? Les espoirs de me revoir ont-ils détruits ces insomnies d’antan ? Suis-je encore ta fille pour avoir fui ce refus ? T’en veux tu pour ne jamais m’avoir appris le mot maman ? Des réponses et un retour dans tes bras, je ne demande pas grand-chose, je n’ai rien vu dehors Papa, j’ai été fidèle dans ma fuite , sage comme mon sapereau. »


Qui s’échoua doucement truffe crayonné contre sa peau. Encré et troué.


Un grand frisson remonte ses os.  De l‘extérieur, l’effroi la fait demeurer morte de peur, statique, il n’y aura point de consolation à son retour. L’espoir qu’il n’y est personne dessous, à l’intérieur, elle supplie. Sa peau s’amoches d’échardes à travers ses fouilles précipités, les deux bras dans les décombres, elle s’amoche, se blesse, fait profil bas pour rester au aguets du moindre bruit mais…rien. La quiétude la quitte peu à peu, tout ca n’est pas grand et du peu qu’elle a cherché elle sait qu’il n’y est pas et qu’il en était de sa volonté.


Brûlure sur brûlure, elle se rassure, un départ vaut mieux qu’une mort. Des adjectifs s’amassent et s’emmêlent  : Oublié ? Abandonné ? Effacé ? Derrière tout, elle ne sait comment elle est considéré. Peu importe le temps, leur sang est le même et peu importe qu’elle a été sa décision, sa réponse vaudra toujours mieux qu’un silence empli de peine. Chercher ne fait que commencer. Au milieu des arbres, un papelard l’interpelle, accroché à son tronc elle reconnait son père à son écriture.


«  Le temps passe. Tu en fais surement l’expérience mais je te reconnaitrai même avec 20 ans de plus. Tu manques. Pas seulement à ton père mais au monde que tu étais à toi toute seule et j’ai pu remarqué, malgré mon amour pour les Pokémon, que je n’en attirai peu. Ils sont partis à ta recherche pendant plusieurs mois, en vain. J’ai essayé de réfléchir mais tu ne sais pas ce qu’il y a dehors, ce qui t’y attend, la forêt était tienne car elle était ce que tu étais. Tu te plaisais tellement auprès d’eux mais tu leur ressemble, tu passais tes journées dans un havre de paix. Et en tant que père, le monde extérieur ne te ressemble pas, tu en es même l’opposé, je le devais. Puis les jours ont passé. J’ai su que ce que je t’avais interdit était plus qu’important pour toi, je t’ai interdit de grandir autre part que dans notre paradis. J’étais cruel dans ma protection, aveugle dans la punition. Viens me voir, ma fille, il est venu de faire la paix. Aujourd’hui, enfin au jour que tu me lis, je suis parti pour  Illumis, la capitale. Rejoins-y moi et si tu le désires, emmène quelques Pokémon avec toi. Tu as manque à beaucoup d’entre eux et ils se feront une joie de t’accompagner. »

Les petites phrases pour mieux comprendre le texte et aussi les coulisses maintenant :

Spoiler:
 


Chapitre 4 : Le jour.


« Soit. Je suis heureuse que ta main m’attend encore. C’est une atmosphère qui m’enjoue , Papa. Combien de temps j’ai attendu ? J’ai cru à la ténacité de ta colère à travers les âges, comme tout tes travaux. Eux aussi sont au bout je suppose. Je serais fier de voir où tu en es.  Le monde est déjà peut-être à ton idéal »


Quelques Pokéball et un Pokédex au fond d’un baluchon ceinturé au tronc.  Elle s’en va lever sa punition à une capitale dont elle n’a vu que le sommet, d’une plage dont elle a vu que des étincelles s’amassaient dans les cieux d’une vie maintenant à portée.  Mais face aux objets dont elle hérite, elle se sent dépourvue de conseils ou de leçons, le Pokédex s’ouvre de lui-même sans poser de questions mais rien n’y fait : les Pokéball la rendent folle.

«  Comment faisait Papa ? Il la….jetait ? Le petit bouton au centre l’ouvre mais après.. C’est vide. »

Elle trépigne. S’agace de ne plus avoir son fonctionnement en tête, à travers sa quête de le trouver, elle traverse les fourrés d’autrefois qui cachaient son corps de petit fille.  Elle atteint des clôtures, des barrières, des portes et des murs, des maisons à la solide toiture, des cheminées qui portent un air chaleureux à la première ville devant ces yeux. Elle tape aux portes et s’échappe à chaque échanges de regard, elle le cherche mais il n’est nulle part.  Devant un panneau elle stoppe ses allers retours.

«  Bourg Croquis. Je suis bête. »

Une brise ouvre gracement alors le portail devant et lui offre la vue d’un horizon encore plus vaste. Eprise comme autrefois, elle détale traverser cette courte route pour atterrir sur une terrasse.

«  Quarellis, hmm toujours pas »

Un groupe jeune et bavard s’avance lentement sur de hautes herbes, disposé derrière le rebord de la terrasse, elle fait observation des humains. La nature l’a conforté, choyé de son foyer de paysages divers et variés, les villes ne lui posent aucun problème, tout ne reste qu’amas de bois et de briques. Fanatique du monde extérieur, seul ces entités là peuvent lui provoquer panique. La chance lui sourit malgré la bande qui provoque son intérêt : Utiliser une Pokéball ! Muette, toujours à l’affut, elle apprend d’eux. Quelques secondes suffisent à comprendre et elle ne veut que tester son nouveau savoir mais ils ne déguerpissent pas vite.  Quatre ou Cinq mètres derrière pour avoir tranquillité, Minidraco lui suffit comme compagnie.
Cela arrive enfin, le pas de velours est mis en marche pour éviter la rencontre, plus tardive elle sera, plus préparé elle sera.

Son pied nu s’en va retrouver le contact agréable des herbes, après cet mosaïque urbaine. Elle sait qui se trouve ici. Un insecte collant au symbole de sourcier, rose et vert, entre la chenille et le ver. Minus qu’il est, il ne peut se trouver qu’à la racine de ses longues feuilles, à genoux, les mains dans la terre, elle cherche le vermisseau.

« Bingo »

Déboussolé, hameçonné, tiré hors de terre, virevoltant dans les airs. La peur s’oublie vite en même temps que son absence. Certains visages ne changent jamais même si les Pokémon ont la difficulté de la reconnaissance. Elle l’a senti après cet infini, ils ressentent le fond intérieur des gens , comme un sens. Leur évolution s’effectue en un changement radical tandis que les humains évoluent et croissent à petit feu.  Deux clins d’œil benêt pour rattraper tout ca. Mais il ne comprend point, elle lui jette une Pokéball. L’enfermant, lui prenant sa liberté à lui qui ne pensait qu’à passer un bref moment de joie, elle le relâche alors .

«  Pourquoi ce regard, pourquoi ces pleurs, maintenant tu es à mes cotés  »

Plus tôt elle pleurait sa liberté. Une fugue de 8 ans.  Aujourd’hui, ce n’est plus une fugue mais son évasion.


Très vite,  aussi vite que le Chenipan soit retombé, l’ambiance fait de même. Elle est maintenant face à la petite bande qu’elle prédestinait voir. Ils se rapprochent, curiosité écarquillant leur yeux face à la rouquine batifolant dans la terre, habillé de vêtements qui la fondent dans l’air qu’elle donne. Une adolescente au visage d’enfant qui ne sait pas ce qu’elle fait, ni ce qu’elle doit faire.  Tout s’embrouille, se relever semble être un défi les genoux et les mains à prier le sol, tombe à droite, trébuche à gauche. Le parfum des sylves lui rappelle qu’autrefois elle occupait ces forêts comme une princesse gatée. Raclement de gorge, dos droit, pose solennelle.

Alice-«  Bonjour. »
Un ange passe. Chacun se dévisage pour désigner un interlocuteur à la maladroite.
La benjamine prend le relais.
Sanna - «  Bonjour à toi,  tu as encore de la boue sur le visage. Comme sur tout le corps d’ailleurs.
A - « Vous..vo..vous pouvez me l’enlever ?  »
S - «  Vous ? Aahahahahaha ravale donc ce vouvoiement, dis moi tu je t’en prie, c’est ridicule.  »
A - «  Excuse moi »

S - «  PARTEZ DEVANT JE M’OCCUPE D’ELLE »
Fit-elle d’une intonation qui semblait lui nécessiter l’entièreté de ses cordes vocales.

S - «  Viens avec moi qu’on se pose et que je te nettoie »
La voilà assise sur le rebord du pont couvrant la rivière, un chiffon fanfaronnant son corps, à l’affût de la tache.
S - «  1m plus loin et tu serais propre comme un sou neuf. Trempé mais propre.  » 
A - «  Vt..Tu peux me pousser si tu veux »
S - «  Quoi ? Aha non, loin de moi l’idée de te jeter, quel horrible personne je serais. Cela serait drôle effectivement mais peu agréable pour toi. Ainsi que pour notre rencontre. D’ailleurs, je m’appelle Sanna.  »
A - «  Alice »
S - «  C’est joli. Autant que ta frimousse dès que j’aurai retiré tout ca »
A - «  ….Non…pas mon visage »
S - «  Tu veux que je te laisse ce merdier sur la tronche ? »
A - «  Le..sur….Quoi ? »
S - «  Laisser tomber, prends ca si tu veux te nettoyer, on va aller rejoindre les autres  »
A - « D’accord. »
S - «  Et c’est qui lui dis donc ?  »
A - «  C’est Ysir  »
S - «  Ce Minidraco est à toi ? J’ai un doute sur…..Han aucune importance »

La silhouette du groupe réapparait  à l’antre de la Foret de Neuvartault où chacun s’est peu à peu dispersé. Il lui en faut peu pour se sentir revigoré. Ici règne son atmosphère. Une berceuse jusqu’aux tréfonds des pins où les rugissements répondent aux bruissements des feuilles, un palais de notes végétales, une verdure apaisante choyant les nouveaux nés qui naissent derrière le passage des humains. Le soleil quant à lui, divise ses rayons à travers les cimes pour conserver à cet endroit, la fraicheur qu’il abrite. Eclairant ci et là des étendues d’herbe, que malgré des allures de jour fait de nuit, ici on baigne dans la vie.
Un écho cordial à la source de son être.

S - « …..encore derrière à fouiner Trov’ ? »
Trovato - «  Je-ne-fouine-pas, Sanna. »
S - «  C’est çaaaaa et moi je ne ramène aucune jolie enfant du pays des Maraistes  »
Il se retourna alors pour confirmer les dires de son interlocutrice et après quelques secondes, son regard se pose sur Ysir.  Il la dévisage. Le fond de son savoir est remis en cause par la couleur étrange de ce Minidraco alors qu’il le sait, il l’a vu, il l’a appris mais il le nie et ne confirmera ce qu’il voit que par un contact, une phalange sur cette hérésie vivante lui suffira. Juste le bout du doigt….

Malheureusement, une main croise la sienne, le fer et sa peine.
S - «  Wow…. Comment ca a claqué et….quel résonnance.  »
t - « Je….  »
La fuite. L’effraction. L’agression à la main carapacée, un tic nerveux de survie. Et le voilà loin, hors du berceau, partit éponger sa fracture intime. Une gifle en plein excès de confiance.
  Une balafre ouverte à la malchance. Il est loin derrière, replié dans les brousses à essuyer son échec.  
S - «  Trova…. »
Sanna s’éloigne repêcher la victime enfouie avec sa frousse.


A - « Ma mienne….  »
En prévention de tout risques, elle a anticipé à sa façon l’approche du garçon. Ressert dans ses bras son trésor vivant et pars devant, ouste personne, ouste sentiments. Mais à travers son rush, elle tombe sur l’ainé, observateur qu’il a été, il a moulte choses à lui dire et rien de bienveillant.
Le ton avec lequel il crée le lien ne lui plait guère, les yeux à terre elle cherche désespérément un moyen de le fuir.

A - « On ne touche pas à Ysir.  »

Les deux pieds placés vers l’extérieur, elle hâte son pas pour déguerpir. Alors qu’elle pense être débarrassé du malotru gênant, il tente de lui agripper le poignet et, dans l’imprécision du geste, se prend le même traitement.
Kalem - «  Mais elle va se calmer oui !  Petite conne !  »
Avec son tempérament de flamme, il est intrus. Ces mots ne font qu’échauffer la jeune fille qui ne désire pas une seconde de plus entre ses mains.

S - «  Stop. Toi tu baisses le ton, tu prépares tes excuses et tes écoutilles. Et toi, jeune fille, personne ne veut ta mort, ni ton mal alors fais un peu plus preuve de pacifisme. C’est bien beau de baptiser tout ceux que tu rencontres mais j’ai aucune envie de ramasser les pleurnichards et les colériques. Deux c’est assez merci. Je vais chercher le gros et on va s’expliquer tranquillement. Et faites un peu preuve de respect pour la forêt, fermez la.  »

S - «  Je me lasserai jamais de le dire, ferme-ta-gueule Kalem ahaha. Bon j’en étais où, ah oui…LE GROOOOOOOS VIENS ICIIII  »
En ronde comme des gamins, ils jouent déjà au chat et au chien. Et intrépide que peut être une souris, il surgit, Pi. Rondouillet et statique, il se frotte frénétiquement à sa chevelure, des étincelles, des picotements, des arcs électriques.  Il aimante et s’emmitoufle, il électrise et coupe le souffle. Malheureusement ne calme pas les tensions.
K - «  Tout ce qui est autour  de toi est forcément survolté et insupportable ?  »
Il provoque un Pikachu chargé à l’équivalent d’une bonne dizaine de perruques, il a ce qu’il mérite. Un peu de jus pour anesthésier ses nerfs de brute.

Leurs cheveux s’approprient dans leur forme, leur dispute.
t - «  Sanna nous a dit de rester calme….  »
K - « Je t’ai demandé quelque chose toi ?   »
S - «  Oui de rester calme mais si tu veux ton autre joue peut être un terrain d’échauffement parfait pour perfectionner mon geste de lancer de Pokéball. Des vrais gosses, insupportable. Bref voilà le grand, le gros, le gras, Tierno. Tierno- Alice, Alice Tierno. Maintenant on fait le point. Après la pub, aha je suis hilarante ! Qu’est-ce qu’on se marre. Alice, à toi les explications. Pourquoi cette tentative de meurtre ?  »
A - « Meurte ?  »
S - «  MeutRe. La gifle, Alice.  »
A - «  Il ont essayé de toucher Ysir.  »
S - «  Tu aurais pu je ne sais pas, les prévenir peut-être ?  »
A - «  Personne ne touche à Ysir.  »
S - « M’ok, soit.  »
K - «  C’est tout ? Tu règles ca comme ca ? J‘ai jamais voulu le toucher son truc en plus »
S - «  C’est vrai. C’était gratuit de sa part mais entre moi et moi, ca te fait pas de mal de t’en prendre une. Oh mais t’oublies tes excuses mon coco ou plutôt mon kakal si l’humour veut encore de moi.  »
K - « Je me fais frapper et je dois m’excuser ?  »
S - «  C’était de la prévention, gratuite en plus tu devrais être heureux. Par contre petite conne, ca n’avait aucune utilité et c’est pour ca que je veux des excuses. Tu dois aussi des excuses à Trova, Alice  »
K - «  Hmmm. Excuse moi Alice.  »
S - «  N’y mets pas trop de cœur, je vois des ventricules qui sortent de ton nez.  »
K - «  Va. Mourir. Et fous moi la paix.  »
S - «  Maintenant à Alice.  »
A - «  Désolé. »
S - «  Désolé qui ?  »
A - «  Désolé Trovato  »
S - «  Maintenant on se tient tous la main et on va chanter une chanson de scout à short bleu. J’aiiiiiime les shooooorteuuux ! Ca gaaaaarde mes genoux au fraiiiis ! Tous avec moi ! J’aime les shoooooo… »

Emplie de la fierté d’avoir résolu une dispute, la voilà partie, la démarche élancée, la chansonnette en tête. N’ayant nul affinité avec les autres, Alice embarque son rongeur et rejoint la chanteuse de bar.

Les petites phrases pour comprendre le texte et les coulisses :

Spoiler:
 

Chapitre 5 : Ambition.

T - « Pourquoi Sanna m’a demandé, au final je n’avais rien à dire et vous voir comme ca ne m’a pas du tout donné une bonne image de la nouvelle enfin vous étiez…enfin l’autre était en pleurs et l’autre en colère, elle vous a fait quoi ? »
Kt - « Giflé. »
T - « C’est tout ? J’étais bien dans mon coin moi, je vais aller lui dire que ce qu’elle a fait est inutile. »

Les compères de l’agression féminine se retrouvent seul à seul, les miettes d’émotions qu’ils restent établissent un silence rude, évocateur de la relation qu’ils entretiennent déjà.

T - « Sanna ! Ca sert à rien ce que t’as fais, je me suis pas fais giflé et la nouvelle je m’en fiche un peu. »
S - « T’as laissé tes bonnes manières dans les hautes herbes Titi ? »
T - « Quoi ? »
S - « Laisse tomber. J’ai réuni tout le monde pour établir la situation et te la présenter. T’as accepté de venir sans savoir ce qui t’attendait donc si tu es déçu de l’intérêt de ta présence avec nous, ce n’est absolument pas mon problème. Fin du chapitre bye bye. »
T - « Donc je peux m’en aller ? »
S - « Va où bon te semble, je m’en contrefiche. Je plaisante, tu restes à proximité du groupe et si tu traines je te ramène par la peau de ta grosse ossature. Capisch ? »
T - « D’accord. »

En quelques bribes de conversation, elle avait établi autorité et obéissance et l’autorité à l’ensemble du groupe, tout le monde la dépassait en taille de bien des centimètres et pourtant, fière et courte sur pattes rien ne dérangeait à sa confiance. Leader elle était et par le biais de son père, voyait en elle comme un futur pilier, une personne au piédestal déjà forgé et qui attendait patiemment le temps et les épreuves pour prouver ses capacités. Si le mutisme s’emparait d‘elle, des sentiments bien plus profonds commençaient à la pousser à se diriger vers son but accompagnée de ce groupe.

Distraite par les relations qu’entretenaient les humains entre eux, elle en oublia la raison de sa venue à Neuvarltaut. Vint alors la fin de la forêt où les premiers sortis attendirent les derniers, rassemblant alors la troupe pour une énième directive.

S - « Nous sommes bientôt à Neuvarltaut, amas de personnes que vous êtes ainsi que toi démanteleuse de joues. Arène, magasins, centre Pokémon et restaurants, ne perdez pas de temps pour profitez de la diversité des commerces ici, c’est comme une chance pour une première ville. »
T - « Et Quarellis, c’était pas une ville ? »
S - « Une ville inconnue et un peu plus détaché je veux dire, contre quoi as-tu combattu Titi, des fenêtres ? Des murets ? Des lampadaires ? »
A - « Lampadaires. »
S - « Oui Alice, des lampadaires. »
K - « J’ai pas besoin de ton aide pour savoir où et comment aller à l’arène Sanna, merci. »
S - « Et bien tu iras, comme un grannnnnd garçon. Trov’, vu notre petit incident et ton état lent à se remettre, je te permets de repartir dans la forêt si des Pokémon manquent à ton Pokédex. Ne reste pas trop tard, ni trop longtemps, y’a un peu de chemin jusqu’au centre Pokémon c’est un poil risqué. »
t - « C’est gentil, je ferais attention. »
S - « Bien. Titi, tuuuuuu….t’as sans doute même pas écouté ce que j’ai dis ? »
T - « Rien.»
S - « Dégage et reviens en vie, c’est tout ce que je te demande. »
T - « Ca roule. »
S - « Huhu, je te le fais pas dire. Allez dispersez vous bande de galopins et chaque soir, pointez vous à la sortie ouest de la ville qu’on fasse le briefing sur les choses à faire et à finir. Sur ce, bon séjour~. »

Le temps de tergiverser sur les détails, ils arrivèrent assez vite au lieu nommé.

C’était ainsi élaboré, chacun allait de son coté pouvoir mettre temps et sueur à ses ambitions pendant quelques jours mais notre rouquine n’a que faire de la longueur ici. Au Giratina, tout ce gaspillage de soleil et de lune, d’après la carte fournie par la Chef miniature, Illumis n’est guère loin et il suffirait de rien, d’un bout de chemin. Mais elle le sait, la volonté de son père à chercher ca et là des prodiges, des génies est toujours existante, Sanna doit l’accompagner. Mais elle ne se séparera en rien du groupe. Que faire pour dépêcher ces flâneurs dans leur occupations qui semble les faire vivre d’une animosité passionnée ? Et la solution lui vient, une cage éclair de génie.

S - « Et toi Alice, que comptes tu faire ? »
A - « Tout. »

Les petits phrases pour comprendre le texte et les coulisses :

Spoiler:
 


Chapitre 6 :Rivalité.


La décision était prise, elle allait suivre chacun dans leur activité et provoquer rivalité, pousser chacun à se montrer compétitif, agressif pour mener bien et vite ce qu’ils avaient à faire. Le premier désigné était bien sur le plus fougueux, le plus apte à faire de son sang  chaud,  un moteur plus que performant et sensible à ses envies. L’arène.  Mais qu’est-ce qu’une arène et que l’on y fait t-on ? Avant même d’y rentrer, elle se fait accoster par une jeune fille, elle aussi est éprise d’une énergie débordante, des tours et des tours se font autour d’Alice avant qu’elle ne lance sa requête. Des rollers au prix d’un combat de Pokémon. Mais qu’est-ce que sont des rollers ? La raison de cet vitesse affolante, il n’y a point à réfléchir, il lui faut.  Du temps perdu ici sera du temps gagné sur la route qui suit.

Mais une réticence s’annonce. Combattre et sa définition ne lui en donne aucune envie. Nul envie de douleur pour avancer, ni de marquer son envol en blessant ses amis retrouvés. Que faire ? Son imagination lui fait bien du mal à lui montrer ses Pokémon meurtris par cette pratique, Pi combattant en accumulant les plaies, Ysir gisant au sol sans bouger. Que faire ? Pleurer. Les images suffisent amplement à la tirailler, l’obstacle est présent et guère de solution ne se présente. La dresseuse la prend alors à l’écart pour démontrer qu’elle ne veut en aucun cas être méchante.

« Pourquoi tu pleures ?  »
Larmes, respiration, rien ne s’améliore, à cette question, elle met un peu de temps à répondre à travers ses minces efforts.
«  Je-Je-Je ne veux pas que mes Pokémon soient blessés   »
«  Je vois, tu débutes..On va attendre que tu reprennes un peu tes esprits et je vais t’expliquer certaines choses »

«  Ça…va mieux  »
«  Parfait alors je vais commencer mon petit cours pratique et surtout théorique. Les humains comme les Pokémon ont besoin d’activité pour vivre. Des gens vivent d’une passion qui exploite ce qu’ils savent et aiment faire et tout au long de leur vie apprennent et grandissent grâce à leur passion. Bien sur, ils ne vivent pas pour autant d’amour et d’eau fraiche, des obstacles se dressent, des efforts sont à faire, la vie se montre parfois dure mais ses épreuves sont faites pour avancer. Certaines personnes vivent sans passion, elles aussi pourtant grandissent et apprennent d’autres situations qui ne leur plaisent guère non plus et pourtant évoluent de ce qui leur est donné. Parfois bien, parfois mal. Vois tu où je veux en venir ? »
«  Même si mon Pokémon aime ou pas combattre, il en retirera quelque chose ?  Et si il ne veut tout simplement pas ? »
«  Voilà, il est normal de vouloir le bien de son Pokémon et tes pleurs sont justifiés, je m’y suis aussi prêté quand j’ai débuté.  J’ai appris que je n’aimais pas combattre et que certains de mes Pokémon oui et d’autres non et malgré la différence de leur réaction, ils en ont ressorti grandi. Tout comme moi. A toi de voir si tu aimes ou pas ca ainsi qu’à tes compagnons. Et bien si il ne veut pas, c’est son choix, comme pourrait le prendre un humain.  »
«  Je vois, je comprend même….très bien. Alors j’accepte, pour moi et pour mes amis. »
«  Belle initiative, je suis compréhensive de ton état alors j’irai doucement. » 
«  Non. Je désire que tu ne fasses en aucun semblant, je dois et ils doivent savoir ce qu’est un combat. Cela peut sembler….étrange alors que j’étais en pleurs mais tes paroles me vont droit au cœur car elles me sont familières.  »
«  Soit. Belle initiative. »

A l’appel de son partenaire, le doute ne se pose point, un stade doit être franchi et nul ne peut mieux convenir que son ami en amont des mers. Longtemps la confiance s’échange dans leur iris. La rivière, les lampadaires, la fugue, le sable, l’évasion.  Elles savent que rien ne changera, que la douleur guérit et que les maux ne durent pas.  

« Ça sera toi. Mon amie, ma sœur, ma compagne, mon bonheur. Fais de ton mieux, fais le pour toi »

L’affrontement dure si peu qu’aucune preuve ne peut être faite, amour du combat ou pas, un seul coup suffit à provoquer défaite, Ysir remporte haut les ailerons. Elle a demandé le mieux et voilà qu’une puissance hors du commun a littéralement terrassé le Zigzaton. Fierté ou gène ? Son Minidraco a répondu plus que spontanément à sa demande mais l’état de son opposant est à déplorer, son souffle s’accélère, ses mains et sa gorge se serrent…

«  Calme toi va. Il y a un centre Pokémon à coté, on va y aller ensemble et tu seras rassuré. Décidément, c’est une journée forte en émotions pour toi. »

Se sentant coupable de l’incident, elle prend le blessé dans ses bras et s’en va vers sa guérison.  Prévisible était cette finalité mais son inexpérience du combat l’a aveuglé et dans cet excès de confiance l’a amené à fauter. Elle s’en veut. Sous ses doigts elle ressent la gravité de l’impact, des brulures, des écorchures, profondes, douloureuses. En réconfortant la bête, sa main se glisse sous l’épaisse toison d’épines et sent son cœur, sa respiration. Tout deux se ralentissent. Elle a toujours reconnu les Zizgzaton à leur énergie effréné, la chaleur qu’ils émergent et au bout de ces bras, elle sent cette douce flamme s’éteindre. Et un tel feu ne se rallume pas du réconfort, il vit de sa propre ardeur.

Elle lâche quelques pleurs. Et cède son rôle à l’infirmière.

« Elle va s’en occuper et dans quelques instants, il sera de retour sur ses quatre pattes prêt à jouer comme avant.  »
«  Je suis rassuré d’entendre ca mais…le voir ainsi est une torture et avant de combattre, je me suis imaginé perdre et affronter cette situation. C’est malheureusement bien pire que pensé. Et même si ils sont guéris, ils se souviendront  du danger, de la douleur, du risque qu’on leur a fait courir. J’y vois comme un irrespect, une trahison à la confiance. Si je voyais Ysir dans ce cas, je m’en voudrai. Je m’en voudrai au point de ne pas me sentir digne d’elle, d’elle comme de tous mes autres compagnons. Si je dois combattre, ca sera avec ma pleine protection. Et seulement avec. » 


Comme suivi, ils se réunirent à la sortie de la ville pour constater leur avancée, arène, capture, observation. Seul Sanna ne semblait se préoccuper d’un quelconque but, par quelques coins d’œil dans la journée, Alice l’avait vu flâné ici et là.

S - «  Comme tout bon chef d’un groupe d’irresponsables, j’ai cherché un lieu de coucher pendant que vous vous amusiez comme des petits fous. Le centre Pokémon a des chambres disponibles et l’école aussi, les deux sont prévenus par contre ne vous ramenez pas comme des abrutis à 5 à un seul endroit, partagez vous. »
t - «  J’ai…enfin je dors à l’école  »
S - «  Tierno, école ?  »
T - «  Je m’en fiche  »
S - «  Ecole. Vous deux à l’école donc et vous deux au centre Pokémon.  »
t - «  Et toi Sanna, tu dors où  ?   »
S - «  Mais j’ai pas fini ma journée moi petit bougre, j’ai encore des choses à faire, j’ai une vie trépidante »
K - « T’es sérieuse, je t’ai vu rien foutre de ta journée, à faire les cents pas à travers la ville »
S - « C’était de l’ironie, calme le ton, je te sens bien énervé aujourd’hui, tu vas faire un bon dodo et demain le petit Kalem il sera plus grognon ouh que non  »
K - «  Ok. Si tu dors au centre Pokémon, ta nuit sera la pire de toute ta vie »
S - «  C’est ça Kalem, allez au panier, j’en ai marre de t’entendre grogner. Je plaisante va mais j’aimerais en finir, demain sera plus calme j’espère.  »
K - «  Alors arrête de me chercher sinon ca finira mal »
S - «  Soit. »

Un binôme rejoignit l’internat tandis que les autres, encore sous la tension, se dispersa ci et là.
Kalem partit encore sous le toit de l’arène, bien décidé à finir ce qu’il avait commencé. La colère encore animée.

S - «  Kalem….des aiguilles ne trottent plus chez toi  »

Quant à Alice, désireuse de rompre la pression qu‘elle encaissait involontairement, se posa sur la fontaine et libéra un à un sa marmaille.
A - «  Ysir, Ornel, Pi et Inodo...vous m'avez manqué.  »

Tous, sans exception, sont des amis. Et le sont restés. Il reste en eux des souvenirs d’une petite fille malicieuse qui autrefois jouait dans les buissons comme un de leur compère. La nature l’a fait mature et pourtant ils la reconnaissent, il n’est pas question de mémoire, ni de faciès. Sa petite garderie la considère aujourd’hui comme une seconde mère, ils partagent tous dans leur apparence cette enfance innocente, celle qu’elle a passé dans l’ombre lointaine de son père. Mais ils n’auront pas le même sort, elle veut les voir grandir à la lumière de ses soins de son affection, prendre revanche sur son vécu et apprécier les dires qu’elle a retenu : D’une personne au monde, il n’y a que des efforts.

S - «  C’est un beau groupe que tu as là, très varié  »
A - «  Voui, j’ai retrouvé mes amis  »
S - «  Tes amis sont bien jeune pour que tu les ai retrouvé  »
A - «  J’ai 18 ans et eux, je ne sais pas, je ne sais pas compter en âge Pokémon… »
S - «  On ne peut pas...enfin si, enfin non. D’après des rumeurs leur âge s’écoulerait comme nous mais dès qu’ils sont mis au contact des combats de dresseur, tout se fausserait. Et encore selon les espèces, ça changerait du tout au tout. Demande à Trovato si tu veux des infos sur ça, il est incollable sur ce genre de choses. Je ne suis qu’une humble oreille. »
A - «  Trovato…. »
S - «  Le petit rouquin que tu as giflé, de toute facon y’a qu’un seul rouquin  »
A - «  J’essaierai.  »
S - «  N’aie pas peur ou de réticences même si tu l’as giflé, Trov’ n’est pas méchant, ni rancunier, il aura juste peur de s’en prendre une deuxième haha. Bon j’ai des choses à faire moi. Ne te couche pas trop tard.  »

Les petites phrases pour comprendre le texte et les coulisses :

Spoiler:
 


Dernière édition par Kadhrei le Sam 31 Déc 2016 - 13:07, édité 12 fois
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Message() Sujet: Re: Coquelicot Dim 11 Sep 2016 - 14:37

Edité*
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Message() Sujet: Re: Coquelicot Dim 11 Sep 2016 - 23:08

Très mystérieux ce nuzlocke

J'attends de voir la suite avant d'avoir un avis précis dessus ^^
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Message() Sujet: Re: Coquelicot Jeu 3 Nov 2016 - 13:31

Editer no jutsu
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Message() Sujet: Re: Coquelicot Ven 2 Déc 2016 - 13:19

Blabla edition, lisé svp gy mé tou mom queur, c com mom bb atun duh syda, gel ém bocoup
Kadhrei



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Message() Sujet: Re: Coquelicot Sam 31 Déc 2016 - 13:08

Chapitre 6 en ligne~ et le 7 viendra assez rapidement o/
 
Coquelicot
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